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Stanley Kubrick : photos de New York après 1945, une vie avant l'odyssée cinéma

Stanley Kubrick, le cinéaste, est connu, très connu. "2001 : Odyssée de l'espace" ou "The Shining", les plus connus du public ont fait la renommée du réalisateur-producteur. Avant son installation en Angleterre durant ses années fastes, Stanley Kubrick avait une vie, moins connue, en tant que photographe à New York pour le magazine Look. Cette période était déterminante pour le cinéaste méticuleux et maniaque, très porté sur les détails. 

Stanley Kubrick (1928-1999) ne parlait que rarement de ses films, il se payait le luxe de dire que les images parlaient pour elles-mêmes. L'échelle temps avait très peu d'emprise sur le travail du cinéaste. Adepte de la méthode lente, il prenait le temps, son temps, pour finaliser chaque film, revenant mille fois sur chaque séquence pour chasser les détails qui tuent, ou les détails qui font vivre ses œuvres.

Cette posture lui conférait une espèce d'invincibilité face au temps et face aux choses. On aurait presque oublier que son décès en 1999 aller marquer le basculement vers un nouveau millénaire, un basculement sur lequel il avait imprimé à jamais ses marques, sa propre vision du monde, du temps et de l'espace avec "2001 : Odyssée de l'espace". 

Une manière propre à lui de signifier que le temps était une notion abstraite créée par l'Homme, une notion qui lui était étrangère. Une notion que tous les photographes utilisent jusqu'à maintenant avec les mots tant galvaudés par les critiques : immortaliser le moment.

Stanley Kubrick avait en effet une première vie qui avait marqué sa jeunesse et ses œuvres. Dans le New-York de l'après-guerre, ce jeune photographe arpentait les rues de la plus grande ville du monde de l'époque, non pour raconter un gigantisme naissant, mais pour capter ce qui faisait la joie de vivre et les malheurs des new-yorkais. 

Il travaillait certes pour le magazine Look entre 1946 et 1950 et réalisait 300 reportages sur la ville et ses habitants. Mais lui seul savait qu'il travaillait surtout pour lui-même. 

Sous l'objectif de Stanley Kubrick, ses sujets racontent l'époque et les conditions humaines, parfois avec humour, parfois sous un angle dramatique, mais toujours empreints d'une beauté que lui seul captait à chaque moment. 

Ses photos portaient déjà une signature propre à lui, l'ADN de ses œuvres cinématographiques qui allaient traverser le temps et l'espace. La photo allait être la première vie de son odyssée artistique qui marquait et transportait lentement en héritage tout le XXème siècle vers le millénaire naissant.

Ses rares témoignages sur cette époque étaient presque plats, car Stanley Kubrick ne parlait pas de ses photographies, comme il ne l'avait que rarement fait pour ses films : "Réfléchissez à des idées d'histoires, sortez et photographiez-les, puis envoyez-les aux magazines. J'ai eu de la chance d’avoir compris cela quand j'étais jeune. Je pense qu'enregistrer esthétiquement une action spontanée, plutôt que de poser soigneusement une image, est l'utilisation la plus valable et la plus expressive de la photographie".

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